light Mode
Hellfest 2026 - Tales from the pit

Hellfest 2026 – Vendredi 19 juin : entre légendes, découvertes et un final explosif

Les temps forts

  • The dillinger escape plan
  • Accept
  • Ultra Vomit

Les grands clashs

  • Bloodywood ou Sinsaenum ?
  • Ultra Vomit, The Dillinger Escape Plan ou The Gathering ?

La surprise Objectif Live

  • KILLUS

Le concert du jour

  • Iron Maiden


Avant de revenir en détail sur cette journée, retrouvez notre bilan complet du Hellfest 2026 et les grandes tendances qui ont marqué cette édition. 

Une deuxième journée qui démarre sous une chaleur écrasante

Le vendredi débute sous un soleil de plomb. Dès l’ouverture des portes, la température grimpe rapidement, mais cela n’empêche pas les festivaliers de répondre présents.

Notre journée commence du côté de la Altar avec Impureza. Malgré l’horaire matinal, le public est déjà nombreux pour accueillir le groupe franco-espagnol. Une nouvelle fois, leur death metal teinté d’influences flamenco fonctionne parfaitement en live. L’intensité est là, et cette deuxième journée démarre sur les chapeaux de roue.


BlackRain enflamme la Mainstage

Direction ensuite la Mainstage pour retrouver BlackRain. Comme si la chaleur ne suffisait pas, les Français ajoutent plusieurs gerbes de flammes à un show déjà particulièrement énergique. Pendant une trentaine de minutes, le groupe déroule une prestation sans temps mort. Une excellente manière de lancer la journée.

Mais cela n’empêche pas un petit arrêt pour prendre un café. Avec une nuit particulièrement courte, le carburant devient indispensable (point de bière pour les travailleurs).


La révélation venue d’une autre dimension

Il est temps de découvrir KILLUS. Le groupe espagnol nous était totalement inconnu, alors même qu’il compte déjà une dizaine d’albums à son actif. Leur récent featuring avec SUN sur Déjà Vu avait éveillé notre curiosité.

Sur scène, c’est une véritable claque.

Le metal industriel proposé par le groupe fonctionne à merveille, l’énergie est omniprésente et la prestation ne laisse aucun répit. Une découverte que l’on espère recroiser rapidement.


Une matinée sans fausse note

Changement total d’ambiance avec Crypta.

Les Brésiliennes confirment tout le bien que l’on pense d’elles en délivrant un concert d’une intensité impressionnante. Rage, précision et énergie sont au rendez-vous.

On se dirige ensuite vers la Mainstage pour retrouver les Français de Sortilège. Malgré une chaleur devenue presque étouffante (et on est pas encore au pic de chaleur de ce week-end), le public répond présent. Les classiques s’enchaînent et le groupe démontre qu’il reste une valeur sûre du heavy metal français.

Face aux températures extrêmes, le Hellfest adapte comme il sait le faire son organisation, les gourdes sont autorisées, sont mis en place des brumisateurs et des lances à incendie pour rafraîchir les premiers rangs des Mainstages.


Premier grand dilemme : Bloodywood ou Sinsaenum ?

La journée se poursuit avec Blood Red Throne, dont le death metal brutal trouve parfaitement sa place sous la tente de la Altar. rien à dire, ça envoie du lourd comme on aime.

Puis arrive le premier véritable casse-tête de la journée. Fallait-il choisir Bloodywood ou Sinsaenum ?

Notre choix se porte sur le supergroupe fondé par Frédéric Leclercq et le regretté Joey Jordison.

L’absence de Stéphane Buriez à la guitare pouvait laisser quelques interrogations, mais celles-ci disparaissent rapidement. Le groupe déroule son black/death metal avec une maîtrise impressionnante et confirme qu’il pourrait devenir une référence du genre.


ACCEPT : cinquante ans et toujours une précision redoutable

Changement d’ambiance avec les Allemands d’Accept, qui investissent la Mainstage pour un retour aux sources du heavy metal.

S’il y avait encore un doute, le groupe balaie rapidement toutes les interrogations. Malgré plus de cinquante ans de carrière, Accept affiche une précision impressionnante et une énergie qui force le respect. Les neuf titres interprétés, ponctués d’un medley particulièrement efficace, s’enchaînent sans la moindre faiblesse.

Une démonstration de maîtrise qui rappelle pourquoi le groupe reste une référence du heavy metal. Sans surprise, Accept s’impose comme l’un des grands moments de cette deuxième journée.


Sepultura laisse un goût d’inachevé

Vient ensuite Sepultura, actuellement engagé dans sa tournée d’adieu Celebrating Life Through Death. Malheureusement, la magie n’opère pas vraiment. Le concert paraît étonnamment froid et manque de cette émotion que l’on pouvait attendre d’une tournée d’adieu. Les morceaux restent efficaces, mais les échanges avec le public sont rares et l’ensemble laisse un sentiment d’inachevé. Une petite déception au regard de l’héritage immense du groupe.


Carach Angren remet les pendules à l’heure

Heureusement, Carach Angren reprend immédiatement le relais. Les Néerlandais livrent un black metal symphonique parfaitement exécuté. Le chanteur, toujours aussi habité, ne cesse d’occuper la scène tandis que le groupe enchaîne les titres avec efficacité. Une prestation solide qui remet immédiatement les compteurs à zéro.


Iron Maiden, toujours impérial

Après une courte pause, retour devant la Mainstage.

Impossible de manquer Iron Maiden. Nous les avions déjà vus l’an dernier à Paris, mais le show est tellement énorme que l’on se devait d’y retourner. Le spectacle reprend les grandes lignes de la tournée Run For Your Lives, des écrans à gogo, des apparitions d’eddy comme on les aimes, des tours de pass pass et en prime l’ajout d’Infinite Dreams à la setlist. Ce titre n’avait pas été joué depuis plusieurs années et seul les fan de la première heure avaient eu le privilège de le voir sur scène.

Seul regret : l’absence de morceaux issus de No Prayer for the Dying, pourtant compris dans la période couverte par cette tournée.

Mais une fois encore, Iron Maiden démontre pourquoi le groupe reste une référence absolue sur scène. le festival aurait pu se finir sur cette note incroyable, mais il reste encore quelques groupes à voir et pas des moindres.


Une émotion différente chez My Dying Bride

Nous quittons Iron Maiden avant la fin du set, pour retrouver My Dying Bride. Le groupe revient enfin au Hellfest après plusieurs années d’absence, mais dans une configuration inédite (ou presque) car le chanteur emblématique Aaron Stainthorpe ne fait plus partie du groupe depuis 2024.

Musicalement, la prestation reste irréprochable. Pour autant, difficile de ne pas ressentir l’absence de cette présence scénique possédée qui faisait une grande partie de l’identité du groupe. Le nouveau chanteur remplit parfaitement son rôle, mais l’atmosphère n’est plus tout à fait la même.


Un dernier clash… et un final monumental

La fin de soirée réserve probablement le plus gros dilemme de cette deuxième journée.

D’un côté, Ultra Vomit, dont on connaît déjà la capacité à retourner les Mainstages.

De l’autre, The Gathering, venu célébrer les 30 ans de Mandylion avec le retour d’Anneke van Giersbergen.

Sans oublier The Dillinger Escape Plan, qui signe son grand retour sur scène.

Notre choix se porte finalement sur les Américains. Et quel choix.

Dès les premières secondes, le groupe transforme la Warzone en véritable champ de bataille. Tout est brutal, dissonant, parfaitement maîtrisé. Aucun temps mort, aucune respiration. The Dillinger Escape Plan rappelle avec force pourquoi il reste l’une des formations les plus impressionnantes de la scène hardcore/mathcore.

Impossible de rêver meilleure conclusion pour cette deuxième journée.


Cette deuxième journée illustre parfaitement la richesse du Hellfest 2026. Entre découvertes comme KILLUS, confirmations avec Crypta ou Iron Maiden, et quelques déceptions inattendues comme Sepultura, le festival continue de prouver qu’il ne se résume jamais à ses seules têtes d’affiche. Quant à The Dillinger Escape Plan, leur retour aura marqué cette fin de journée par une intensité rare, la Warzone n’aura jamais aussi bien portée son nom.

À lire également :