XANDRIA envahit oberkampf : une leçon de metal symphonique au nouveau casino
Porté par une Ambre Vourvahis à l’aise dans son rôle et une formation visiblement en pleine confiance, Xandria a transformé le Nouveau Casino en cathédrale du metal symphonique le temps d’une soirée. Entre classiques incontournables, titres récents et communion permanente avec le public parisien, les Allemands ont signé une prestation aussi puissante qu’élégante.
Paris accueille des concerts metal presque chaque soir, mais certaines dates ont une atmosphère à part. Ce mardi, dans la salle de la rue Oberkampf, le public était composé de connaisseurs : t-shirts de festivals, discussions autour des albums du groupe, premiers rangs remplis bien avant l’extinction des lumières. Venus pour Xandria, les fans n’ont pas été déçus.
Quand l’introduction retentit dans la salle plongée dans le noir, la tension monte. Dès les premières notes de « Syzygy », le ton est donné : un son ample, une orchestration imposante et une exécution précise.
Une entrée en matière directe
Xandria enchaîne sans attendre avec « Eclipse » puis « Colours », deux titres qui montrent la cohésion d’un groupe désormais bien rodé autour de sa nouvelle chanteuse.
Au centre de la scène, Ambre Vourvahis attire naturellement les regards. Elle passe avec aisance d’un registre lyrique aérien à des passages plus rugueux, ce qui apporte une couleur supplémentaire au répertoire. Sa présence scénique se remarque aussi : souriante, énergique, toujours en mouvement, elle occupe bien l’espace et garde un contact constant avec le public.
Les réactions ne tardent pas : poings levés, refrains repris en chœur, premiers rangs très actifs. L’ambiance monte rapidement en intensité.
Les classiques font leur effet
Le premier grand moment de la soirée arrive avec « Ravenheart ». À peine les premières notes retentissent-elles que la salle explose. Véritable hymne du groupe, le morceau déclenche une réaction instantanée du public qui reprend le refrain avec une ferveur remarquable.
Xandria trouve un bon équilibre entre puissance metal et richesse orchestrale. Malgré la configuration intimiste du Nouveau Casino, le groupe parvient à restituer l’ampleur de ses compositions sans excès démonstratif.
La suite de la setlist confirme cette volonté d’alterner les époques du catalogue. « Universal » apporte ses ambiances plus cinématographiques tandis que « The Shannon’s Home » rappelle la capacité du groupe à injecter des couleurs folk et mélodiques dans son univers symphonique.
Un groupe en confiance
Au fil du concert, la machine semble gagner encore en fluidité.
« Forevermore », « The Grand Delusion » et « Two Worlds » constituent une séquence particulièrement solide. Les guitares gagnent en agressivité tandis que la section rythmique fait preuve d’une précision impressionnante.
Une dernière ligne droite irrésistible
Lorsque résonnent les premières notes de « The Last Generation », l’intensité franchit encore un cap. Le public comprend que le concert approche de sa conclusion et redouble d’enthousiasme.
« Northstar » installe ensuite une atmosphère plus épique avant que « Reborn » ne fasse monter la température d’un cran supplémentaire.
Mais le véritable coup de grâce arrive avec les deux incontournables que tout le monde attendait.
« Valentine » transforme littéralement le Nouveau Casino en chœur géant. Chaque parole est reprise, chaque mélodie est accueillie par des applaudissements nourris.
Puis vient « Nightfall ».
À cet instant précis, plus besoin d’être un fan de longue date pour comprendre l’importance de ce morceau dans l’histoire du groupe. Le public chante quasiment plus fort que la sono. Sur scène, les musiciens savourent visiblement la réaction de la salle. Le morceau prend alors une dimension collective qui dépasse largement le cadre d’une simple prestation live.
Le final sur « Lore », suivi de l’outro de clôture, laisse le public dans un état de satisfaction rare. Les applaudissements se prolongent longuement, comme pour retarder un peu le moment où les lumières de la salle se rallumeront.
Un groupe en pleine maturité
Cette date parisienne confirme que Xandria traverse une période solide. Le groupe est techniquement irréprochable, son répertoire a gagné en profondeur au fil des années, et l’arrivée d’Ambre Vourvahis apporte une identité forte qui renouvelle les compositions.
Dans une salle à taille humaine comme le Nouveau Casino, la proximité a permis de mesurer la relation privilégiée que la formation allemande entretient avec ses fans.
Setlist
- Syzygy
- Eclipse
- Colours
- Ravenheart
- Universal
- The Shannon’s Home
- Forevermore
- The Grand Delusion
- Two Worlds
- The Last Generation
- Northstar
- Reborn
- Valentine
- Nightfall
- Lore