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Hellfest 2026 - Tales from the pit

Hellfest 2026 – Samedi 20 juin : la journée où le thrash a repris le pouvoir

Les temps forts

  • Loco Muerte
  • Trash Talk

Les grands clashes

  • Enhancer ou Cancer Bats ou 1914 ?
  • Crisix ou Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs ?
  • Megadeth ou Carcass ?

La surprise Objectif Live

Trash Talk


Le concert que l’on attendait (qui sera notre plus grande deception)

Cavalera – Chaos A.D. (annulé pour cause d’accident lié à un canard qui provient peut être d’une collection…)


Retrouvez également notre bilan du Hellfest 2026, une édition charnière avant le grand virage de 2027.

La journée que tous les amateurs de thrash attendaient

Troisième jour du Hellfest et, pour beaucoup, le véritable rendez-vous des amateurs de thrash metal.

La Mainstage 2 affiche une programmation exceptionnelle, pendant que le thermomètre continue de grimper. La fatigue commence à se faire sentir, mais l’excitation prend largement le dessus.

Impossible de manquer une telle journée.


Loco Muerte ouvre les hostilités

Qui de mieux que Loco Muerte pour lancer cette journée placée sous le signe du mosh pit ?

Les Chicanos du 91 débarquent avec leur Loco Army, déjà présente en nombre devant la scène. On peut d’ailleurs voir des flag locomuerte Tales from de Mainstage (en référence au titre du hellfest de cette année tales from the pit) Dès les premiers morceaux, les circle pits s’enchaînent les croco dive se font nombreux. Le pit est complètement Loco !

Pour une ouverture de journée, difficile d’imaginer mieux.


Une matinée entre contrastes et musiques extrêmes

Direction ensuite la Temple avec Vigliós et son black metal conceptuel. Le changement d’ambiance est radical après la déferlante Loco Muerte, mais le groupe parvient malgré tout à nous emporter dans son univers.

Retour immédiat vers des sonorités plus musclées avec Insanity Alert. Le crossover thrash des Autrichiens ne laisse aucun répit. Les circle pits repartent de plus belle et la Mainstage retrouve immédiatement son effervescence. On adore mais on se dit que les Loco on réussi à dépasser des maitres en la matière.


Escuela Grind rappelle l’ADN du Hellfest

L’un des moments marquants de cette matinée reste sans aucun doute Escuela Grind. Marquant car, il s’agit la d’un pied de nez dans la programmation du Hellfest à ceux qui trouvaient que les mainstage devenait trop mainstream.

La preuve que non, le Hellfest à toujours l’essence des musiques extrêmes


Non Est Deus confirme tout son potentiel

Changement d’ambiance avec Non Est Deus, venu défendre son nouvel album Blessings and Curses. Impossible de ne pas penser à Kanonenfieber tant la scénographie et l’univers développés par le groupe rappellent cette esthétique.

Une immersion totale qui fonctionne parfaitement.


Crisix confirme son statut

Petit détour par la Warzone où Cancer Bats délivre une prestation punk hardcore qui va nous mettre en jambe pour aller voir les incontournable CRISIX que l’on attendait avec impatience.

Le groupe espagnol avait déjà marqué les esprits lors de son remplacement de dernière minute d’Incubus sur la Mainstage quelques années plus tôt. Cette fois encore, le pari est gagné.

Les gars de CRISIX confirment qu’ils comptent parmi les meilleures formations thrash de leur génération.


La claque du week-end s’appelle Trash Talk

Alors que l’on pensait avoir déjà tout vu en matière de circle pits et de folie, Trash Talk décide de changer les règles.

Lee Spielman est absolument incontrôlable. Le chanteur passe une bonne partie du concert dans la fosse, harangue le public, traverse les pogos et réussit même à faire inverser le sens du circle pit.

C’est le chaos est total, Ce concert dépasse toutes nos attentes et s’impose immédiatement comme la plus grande surprise de cette édition.


Le rêve brisé : Cavalera annule

Puis vient le coup dur. Quelques heures avant leur prestation, les frères Cavalera annoncent l’annulation de leur concert à la suite d’un accident de bus. L’essentiel est évidemment que tout le monde s’en soit sorti indemne… même si un célèbre canard n’aura pas cette chance (il ne fera plus parti d’aucune collection). Pour nous, c’est une immense déception.

La tournée Chaos A.D. représentait probablement le concert que nous attendions le plus de tout ce Hellfest 2026.

Le festival réagit immédiatement en faisant appel à Guilt Trip, que nous avions déjà découvert en 2025. Le groupe assure parfaitement son remplacement et défend avec efficacité son nouvel album Armour of Angels.

Mais malgré toute sa bonne volonté, impossible d’effacer complètement le goût amer laissé par cette annulation.


Anthrax retrouve toute sa puissance

On bascule sur sur la Mainstage 2 pour retrouver Anthrax. Le souvenir de leur précédent passage à Clisson nous avait laissés plutôt mitigés.

Cette fois, les New-Yorkais remettent les pendules à l’heure. La setlist fait la part belle aux classiques, avec une incursion vers leur futur album Cursum Perficio.

Et bien sûr, Antisocial déclenche une nouvelle fois une immense communion avec le public français.


Le choix le plus cruel du festival

Voici probablement le plus grand dilemme de notre Hellfest. D’un côté Megadeth, engagé dans sa tournée d’adieu.

De l’autre Carcass, l’un de nos groupes favoris.

Le cœur l’emporte finalement sur la raison. Direction la Mainstage.

Musicalement, le groupe est irréprochable. Teemu Mäntysaari confirme tout le bien que l’on pensait de lui et s’intègre parfaitement au groupe. En revanche, Dave Mustaine peine parfois au chant et certaines lignes de voix disparaissent malheureusement dans le mix.

Mais malgré ces imperfections, impossible de rester insensible.

Et puis il y a ce moment suspendu. Grâce à Lilou de Bastone, nous montons pour la première fois, après dix-neuf éditions du Hellfest, dans la grande roue pendant le concert.

Voir tout Clisson reprendre les refrains de Megadeth depuis les airs restera sans doute l’un de nos plus beaux souvenirs de cette édition.


Deicide puis Behemoth pour conclure

Après Megadeth, aucune hésitation. Direction la Altar pour retrouver Deicide.

Le concert démarre par les dégflagration de When Satan Rules this World, le ton est donné ça va être du grand Deicide, et les moment comme l’introduction de Satan Spawn, the Caco-Daemon plus tard dans le set nous donne immédiatement des frissons.

Le son demande quelques ajustements selon l’endroit où l’on se place dans la fosse, mais une fois le bon emplacement trouvé, le groupe déroule une prestation impressionnante. Le fait que Limp Bizkit joue simultanément libère d’ailleurs de l’espace devant la scène. Ici, seuls les véritables fidèles sont présents.
Si Glen Benton met un peu de temps à affuter sa voix, on remarquera le superbe travail des backing vocals.

La journée se conclut enfin avec Behemoth.

Nouvelle scénographie, nouvelle setlist, même niveau d’exigence. Le groupe livre une prestation spectaculaire qui figurera sans aucun doute parmi les concerts les plus marquants de cette édition.


Cette troisième journée restera comme la journée du thrash et des émotions contradictoires. L’excitation provoquée par Loco Muerte, Crisix ou Trash Talk contraste avec la déception de l’annulation de Cavalera, avant de laisser place à une soirée où Megadeth, Deicide et Behemoth rappellent pourquoi le Hellfest demeure un rendez-vous incontournable pour les amateurs de musiques extrêmes. Si nous ne devions retenir qu’une image de ce samedi, ce serait probablement celle d’un immense circle pit en mouvement… symbole d’une journée où l’énergie n’a jamais faibli malgré la chaleur.

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