Nina Attal et ses “Pieces of Soul”

Mon histoire avec Nina Attal, si je devais l’introduire en chanson, cela donnerai à peu près ça «  C’est une romance, c’est une belle histoire, C’est une romance d’aujourd’hui, Il rentrait chez lui, ……….. ».

Il, c’est moi, et oui je rentrais chez moi ce soir-là, j’étais loin d’imaginer la rencontre que j’allais faire. Une fin d’après-midi, un quai de métro, et me voilà nez à nez avec une affiche qui annonce le « Wha Tour » . En arrêt devant cette photo, une question se pose « Mais qui est donc cette jeune demoiselle Nina Attal à la posture bien rock’n’roll ? ». C’est une invitation à en savoir plus que voilà, ou je n’y comprends plus rien. Alors j’ai cherché, je me suis renseigné, et ……….. j’ai trouvé.

« Wha » l’album j’ai acheté, « Wha » l’album j’ai écouté, « Wha Tour » j’ai participé, « Wha » tout court & Nina Attal j’ai adoré.


En 2017, c’est avec l’album « Jump » (rien à voir avec celui de Van Halen bien-sûr)   que cette sympathique et jeune artiste nous revient. Un album plus mature, un album où elle multiplie les expériences, un album où elle ose, je dirai un album de transition, où Nina se fait un peu plus sombre, voire plus mélancolique. Un album où l’on aura même droit à deux titres écrits, chantés dans la langue de Molière, dont le sublime “Laisse moi le temps“. Un album qui va asseoir la notoriété de Nina Attal sur la scène musicale. La tournée qui s’ensuivra, la version acoustique qu’elle en fera au Jazz Café Montparnasse, sera à l’image de la miss, chaleureuse, aimante et dansante. 


Et nous voilà en cette année 2021 si particulière, là Nina Attal annonce la couleur, le changement c’est maintenant.

Positivité, bonheur, couleurs, bienveillance sont les ingrédients de ce tout nouvel et 4ème album « Pieces of Soul ».  

Avec ce nouvel opus, c’est un « Voyage en Terre Inconnue » auquel elle souhaite nous convier. Le leitmotiv ici, la ligne directrice, c’est nous faire plaisir, se faire plaisir.

A qui ne connaît pas Nina Attal, tout est dit dans ce « Pieces of Soul ». Rien que l’artwork de cet album est une histoire, un voyage à lui tout seul. Exactement le genre de disque où l’on se dit que si le contenu est à l’image du contenant, on va passer un excellent moment. C’est un road trip musical que nous propose la miss Nina, la traversée de paysages sublimes (ici ses chansons), le tout au milieu de couleurs chatoyantes, positives, lumineuses. Avec « Pieces of Soul », Nina, tout en se promenant, nous conte une histoire, son histoire. C’est Soul, quelle voix que celle de Nina, c’est le retour de la guitare, la guitare que l’on aime, celle que l’on peut faire crier, celle que l’on peut faire pleurer. Mais cela peut être tout aussi Rythm’n’Blues, ou encore un brin teinté de rock, il y en a pour tout le monde, pour toutes les sensibilités.

1ère écoute, et me voilà dans « Un Retour vers le Futur », en pleine période 70’s, un soleil californien, des paysages à couper le souffle, une chaleur omniprésente. Douze compositions signées Nina Attal (plus une reprise), compositions sur lesquelles viennent s’ajouter les textes de Gunnar Ellwanger.

On embarque avec « Shape My Home », tout en délicatesse pour démarrer, avant de s’emballer un peu avec cette envolée de guitare électrique. Le ton est donné, ô que je l’aime ma guitare. « Daughter », une ode à la maman, la Maman avec un grand M. Une musique, un texte pour nous dire, nous redire, que sans la Maman, on n’existe pas. Une musique tout en pastel, une voix suave, et le tour est joué, on est déjà sous le charme de Nina Attal. Avec « Never Been Clean », elle se la joue en mode peace and love, et si doute il y avait, on le sait maintenant, on est bien ancré dans ces belles années des 70’s. S’ensuit un « Spring Flowers » pour reprendre la route, cette fameuse route que l’on imagine interminable.

Une pause bien méritée, et c’est « I Won’t Make It » qui déboule, festival Isle of Wight , Nina est sur scène, la guitare branchée en mode rock. « Make a Turn » où comment découvrir ce qu’est Nina Attal, ce qui fait Nina Attal. « Flame In The Sand » où j’y entends, je ressens, un peu de Lisa Stansfield, voire un soupçon de 10cc. Avec le titre « I Can’t Stop Loving You », je m’interroge « Scorpions ou bien encore Toto seraient-ils passés par là ? ». Que nenni, « I Can’t Stop Loving You » c’est du pur Nina Attal.

Et au beau milieu de ce fantastique voyage conté, nous arrive la reprise, et quelle reprise mes aïeux, ni plus, ni moins que le « You’re No Good » de Dee Dee Warwick (que Linda Ronstadt popularisera, que Van Halen reprendra, ainsi que tant d’autres). Toujours difficile l’exercice de la reprise, c’est bien souvent casse-gueule, mais là pour le coup Nina Attal s’approprie la chanson, nous en délivre une version toute personnelle, nous la sublime. C’est un sans-faute, c’est magnifique. Pour sûr qu’en live, ça va faire un malheur ce titre. « Get Your Shit Togheter », le blues enfin le voilà, je l’attendais depuis notre départ, ça c’est son ADN musical à la demoiselle. Et comme tout a une fin, le voyage se termine avec « Pieces of Soul » à l’ambiance si sensuelle, si pastel. Nina ne pouvait clore ce 4ème album de plus belle façon. Superbe titre. Si quelqu’un me demandait qui est Nina Attal, et comment définir sa musique, c’est simple je lui dirai écoute cet album « Piece of Soul », et tu sauras tout.

« Pieces of Soul », l’album d’aujourd’hui aux accents d’antan. Il y a beaucoup d’ingrédients dans ce nouvel opus, une dose de rock, une dose de rhythm ’n’ blues, une dose de soul, un jus de soleil, et pour épicer le tout des riffs de guitare. Le cocktail parfait. Voilà, vous l’aurez compris, Nina la musique, elle l’a dans la peau, son amour des belles chansons transpire tout au long de ce magnifique objet. Un sans-faute.

A écouter de toute urgence ……………… et surtout sans modération.


Aujourd’hui en 2021, on peut juste avoir un regret, c’est qu’il soit si difficile dans notre paysage musical français d’être dans la lumière. Qu’une aussi belle artiste, aussi sincère, ne soit pas plus sur le devant de la scène me désole.

Tant pis pour les ignorants, ils ne savent pas à côté de quoi ils passent. Et je pourrai citer ce proverbe arabe « Qui n’a jamais goûté une chose n’en connaît pas la qualité, et ne peut en juger.». Nous, moi, chaque jour remettons l’album sur la platine. Je reste persuadé que la persévérance paye, et que les lettres de son nom se retrouveront un jour en grand sur le fronton de l’Olympia. Nina Attal, une artiste qui ose la remise en question, qui ose teinter ses albums de couleurs différentes, d’ humeurs particulières. Pour tout cela, je suis heureux de cette rencontre.

Nina c’est à toi que je vais m’adresser maintenant pour terminer. Reste vraie, pure, sensible, que ta musique continue de nous faire sentir bien ……….. et le monde, mon monde n’en sera que meilleur.

Jean-Luc


Un Grand Merci à Jean-Michel Rock’n’Blues pour, encore et toujours, ces magnifiques photos.

Official Site : ninaattal.com

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