Hellfest 2018 : We Fade to Black (Vendredi)

Le Hellfest c’est comme la mode, chaque année a sa tendance et ses couleurs, pour moi ce fut le Black. Non pas que les autres styles étaient mal représentés mais sur la moyenne de 10 concerts par jour c’est ce que j’en ai ressorti. Un Black nouvelle tendance comme dirait un critique de mode 😉 (Beaucoup de Black liturgique, industriel ou autre et peu d’old school)

Ça a commencé le Vendredi avec « Schammasch » avec sa belle mise en scène et un chanteur dont le costume et le maquillage contrastait fortement avec le reste des musiciens plus sobres, comme un prêtre accompagné de ses cultistes, le chant et son chœur. Tout en contraste lui aussi le set sera tantôt lourd et oppressant, tantôt orthodoxe progressif et sera une très bonne inauguration de la Temple ce Vendredi. Ce groupe s’améliore au fur et à mesure des sorties et « Triangle » est un peu l’album de la maturité.

Schammasch

 

Quelques heures plus tard j’attaquais une des pièces maîtresse de ma journée, « Mysticum ». Auteurs d’un 2ème album 20 ans (sic) après le mythique « In the Streams of Inferno » les Norvégiens reviennent sur scène avec un show ultra visuel (et certains diront ultra violent). Les bonhommes sont debout chacun sur leur plate-forme et n’en bougeront pas de tout le concert pendant que des écrans situés derrière eux et à leur pieds diffuseront des vidéos bien trippantes aux messages subtils mais néanmoins si efficaces tels que « 666 », « Satan » etc… Malgré la lumière un peu trop présente (le concert passe à 18h35) l’effet est saisissant et hypnotise. On aime ou pas leur Black Industriel BoîteARythmé assez répétitif mais on en ressort difficilement indemne et il me faudra bien une bonne demi-heure pour m’en remettre ce qui est toujours signe d’un très bon concert.

 

Mysticum

 

Dernier concert Black de la journée c’est au tour des patrons de « Satyricon » de prendre possession de la Temple. Un des grands plaisirs de voir ce groupe en live c’est qu’à chaque fois l’orchestration est un peu différente, les versions plus ou moins écourtées/allongées et donc le plaisir renouvelé (le fait d’avoir joué avec d’autres instruments que les leurs égarés le matin même a sûrement joué aussi 😉 ). Festival oblige la sélection sera ultra classique, « Mother North », « King » avec quelques extraits du dernier album « Deep Calleth Upon Deep », etc… mais après tout c’est en partie la spécificité du festival, un concert court mais condensé avec les meilleurs titres, un Best Of qui t’emporte bien loin comme l’aura fait Satyricon, en super forme ce soir. Seul petit bémol, un réglage foireux du micro de Satyr cassant les oreilles à chaque fois qu’il communiquait avec le public mais qui passait heureusement très bien lors des Growls ou du chant.

Remz.

 

Satyricon