Hellfest 2018 : We Fade to Black (Samedi)

Misþyrming

 
Misþyrming
 
J’attaque la Temple ce Samedi avec Misþyrming, des Islandais dont le costume a dû essuyer quelques batailles. Couverts du sang d’Ymir, ils nous asséneront un Black très froid, violent et ultra dissonant. Un concert pas évident qui en aura découragé plus d’un tant il était difficile à suivre mais à la grande richesse une fois l’effort fourni.

 
Misþyrming
 

Et l’on rajoute une brique au mur du son avec « Oranssi Pazuzu » un de mes chouchous de cette édition. Ces Finlandais pratiquent un Black Psychédélique atypique, dont les morceaux longs, complexes, protéiformes font partie du charme et de la personnalité de ce groupe mais aussi de leur opacité (certains préférant même la version disque plus accessible, au live).

 
Oranssi Pazuzu
 

Dès les premières notes ce sera l’embarquement immédiat, une expérience plus épidermique que réfléchie. L’exploration de leurs galaxies obscures alternera voies lactées aux mélopées hypnotiques et super nova déchirantes, un vrai trip psychotrope pour qui se laissera emporter.

« Oranssi Pazuzu » s’est largement amélioré en live avec les années, on a certes perdu en partie le coté Heavy des premiers albums et shows, mais gagné en Psyché et on aperçoit même par moment un début de jeu de scène qui ajoute à l’expérience. Pour moi un des meilleurs concerts de cette édition mais suis-je vraiment impartial ?

 
Oranssi Pazuzu
 

Je passerais rapidement sur la performance d’« Enslaved » qui ne m’a pas du tout emballé contrairement à celle du Trabendo quelques mois auparavant. Des morceaux pas adaptés au format court d’un set de festival (donc peu nombreux), le chant du nouveau clavier complétement à la ramasse ce soir à la limite du faux presque à chaque fois, on se rattrapera une autre fois, j’en suis sûr, avec un tel groupe.

 
nooon ;)
 

La fin de soirée sera une très bonne surprise avec deux autres anciens du Black, « Watain » puis « Dimmu Borgir ».

Les premiers ont calmé leurs ardeurs scéniques et provocs sanguinolentes pour un show plus posé mais au son et à la prestance incroyable. Comme si cette nouvelle (légère) retenue leur laissait la place et le temps d’encore plus envoyer du lourd et hypnotiser le public avec leur show pyrotechnique. Une claque pour tous ceux présent et une façon magistrale de montrer que vingt ans plus tard et avec un nouvel album, ils existent toujours et sans trop de concessions.

 
Dimmu Borgir
 

J’avais peur de subir une guimauve symphonique et étais donc dubitatif sur le choix du final de mon Samedi. Heureusement « Dimmu Borgir » me rassurera assez rapidement en l’évitant et gratifiera l’audience d’un excellent concert malgré l’absence de titres de « Stormblast » et la présence de trois titres de leur dernier et controversé album (et Non je ne rentrerais pas dans le sujet ;)).

 
Et là tu vois, tu fais un Fa mineur
 

Deux groupes qui auront donc prouvés avoir toujours leur place dans le panthéon du Black même s’ils ne révolutionnent pas/plus le genre.

 
C'était La nuit noire...