Hellfest 2018 : We Fade to Black (Dimanche)

Si le Seigneur se repose le Dimanche, Satan en profite pour nous assener un coup de massue magistrale ce jour-là.

 

Au-Dessus

 

Ça commence par « Au-Dessus », énième groupe à capuche (ont-ils peur d’être reconnus par leur maman ?) qui nous délivrera un set un peu « En-Dessous » de nos attentes (oui j’ai osé ;)). Malgré deux albums excellents, la magie n’opérera que sur certains morceaux (le bien-nommé IX par ex, qui si l’ont le multiplie par LXXIV donne DCLXVI, le saviez-vous ?), sans doute à cause de l’heure (12h15) et d’un réel manque de jeu de scène. A revoir dans une salle et d’autres conditions pour plus de plaisir à coup sûr.

 

Au-Dessus

 

Quelques heures plus tard commence alors l’enchaînement de la mort, la claque de cette édition, « Zeal & Ardor » suivi de « Batoushka ».

 

Zeal&Ardor

 

Le premier aura lieu une fois n’est pas coutume à la Valley (clairement au fil des ans les scènes perdent de leur personnalité, signe de perte d’identité du Hellfest et de son passage au grand public ?) pleine à craquer pour l’un des groupes événement de cette année. Issu à l’origine d’un défi/pari sur quels seraient les deux styles de musiques les plus antinomiques, « Zeal & Ardor » mélange Black et Negro-Spiritual version satanique dans ce qui est clairement une des variations les plus surprenantes de ces dernières années sur un style déjà bien exploré (le Black pour ceux qui suivent ;)). Manuel Gagneux magnifique au chant, alternant passages mélodiques et ultras agressifs, est accompagné d’un chœur permettant d’y ajouter cette fameuse touche negro-spiritual/chants d’esclaves qui contraste tant avec le reste. On est ici dans un chaud/froid qui nous donne le frisson à chaque nouveau morceau. Même la bassiste apporte sa personnalité qu’on croirait sortie des « Cramps », ici tout s’oppose pour un concert qui mettra tout le monde d’accord et bluffé.

 

Zeal&Ardor

 

Et c’est justement ce contraste qui magnifiera l’enchaînement avec « Batushka » cette fois ci à la Temple comme de juste. Autre groupe à mélanger Black et chœurs, celui-ci verse dans le Liturgique à l’opposé de son prédécesseur et on assiste donc à un concert beaucoup plus froid dans l’ambiance mais tout aussi dévastateur, point final de mon orgie de Black de cette édition.

 

Remz.

Ambiance