Boney Fields

Boney Fields en concert à l’empreinte le 22 mars

Boney Fields le chainon manquant entre James Cotton, Lucky Peterson et Trombone Shorty.

Boney Field

« Bump City » est plus « rock » : le nouveau répertoire du virtuose de Chicago reflète l’atmosphère électrique du moment. Boney sait mieux que personne sentir l’humeur du moment .. et pour se faire, le maestro s’est entouré de musiciens enjoués, capables d’imprimer cette tonalité positive dont la planète a besoin. Pas étonnant de déceler un écho néo-orléanais furieusement cuivré dans cette célébration du swing … Comme un clin d’œil à celui qui alluma la flamme du jeune Boney Fields au tournant des années 70 … Un certain Louis Armstrong . Mister Fields se fait un devoir d’honorer toutes les étoiles qui, autrefois, lui transmirent cette envie irrépressible d’insuffler de la joie de vivre dans un monde parfois terne et apathique. Révérer les anciens n’est jamais le signe de la nostalgie, c’est faire preuve de reconnaissance et de respect pour ceux qui montrent la voie. C’est ainsi que Boney Fields rend un hommage appuyé à son compagnon de route et mentor, le regretté James Cotton, sur le titre « Ying Yang », magnifié par la grâce d’un invité de marque, le chanteur et harmoniciste, Charles Pasi. Comment ne pas voir dans « Bow legs », « Sadie » et « You burn me up », une allusion au fougueux Boney Fields qui interprétait, dans les années 90, au sein des Burning Chicago (son premier groupe en tant que co-leader), ces frétillantes compositions devenues, de fait, historiques. Et pourquoi ne pas se féliciter de découvrir une relecture de « Ride to the City », enregistré il  y a 20 ans pour son tout premier album « Hard Work ».

« Bump City » est le fruit d’un savoir-faire acquis avec constance et détermination mais c’est surtout un album vivifiant porté par la fraîcheur créative d’une formation solide, enthousiaste et très performante. C’est un message, l’histoire d’une vie, celle d’un musicien sincère, généreux et fier de ses jeunes partenaires à qui il offre un espace d’expression conséquent. Jo Champ, le guitariste, peut d’ailleurs s’enorgueillir d’avoir signé et interprété le frissonnant « Dark Side of a Love Affair ».

Boney Fields veut à son tour guider les pas de la jeune génération, la voir s’épanouir à son contact.

Donner du bonheur à ses contemporains est son credo. Dans « Bump City », le titre phare de l’album, il imagine d’ailleurs une ville où l’on ferait la fête et danserait toute la nuit. Quelle belle promesse ! Et comme le laissent entendre « Ain’t giving up on you » et « More », l’espoir et la félicité sont les meilleurs remèdes aux embûches et aux revers de l’existence. Qu’il soit entendu !